Perquisition de Nexo en Bulgarie : 300 personnes déployées durant l’opération

Publié le 12 janvier 2023 à 18:38

par Vincent Maire

Source : Reuters

La plateforme de cryptomonnaies Nexo a subi une perquisition des autorités bulgares, dans ses différents locaux à Sofia. Cette opération porte sur des soupçons liés à du blanchiment d’argent.

Une perquisition chez l’exchange de cryptomonnaies Nexo

Aujourd’hui, la police bulgare a mené une perquisition dans les locaux de Nexo à Sofia. Après les faillites de Voyager, Celsius ou encore BlockFi, la plateforme est l’un des derniers grands acteurs centralisés permettant le prêt et l’emprunt de cryptomonnaies.

Cette perquisition s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment d’argent et autres délits fiscaux. En réalité, ce sont quinze sites qui ont reçu la visite des autorités dans la capitale bulgare. C’est une opération d’envergure qui a mobilisé 300 policiers, enquêteurs et agents de sécurité.

Siyka Mileva, la porte-parole du bureau du procureur, a commenté les faits, rappelant l’origine bulgare de Nexo :

« À Sofia, des mesures actives sont prises dans le cadre d’une enquête préliminaire visant à neutraliser une activité criminelle illégale du prêteur de crypto Nexo. Il a été établi que les principaux responsables de la plateforme internationale sont des citoyens bulgares et que les principales activités se déroulent depuis le territoire bulgare. »

Nexo se défend des accusations

Pour le moment, rien ne permet de juger de l’intégrité de Nexo. Les seules informations concrètes quant à l’affaire traitent d’une personne ayant transféré des fonds depuis la plateforme, et qui est officiellement accusée d’avoir financé des activités terroristes. Les détails s’arrêtent toutefois ici, et il n’est pas précisé si lesdits transferts en tant que tels sont de nature illégale ou non.

Dans un thread Twitter, Nexo a défendu son intégrité, et a même vanté ses compétences en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et financement du terrorisme (LCB/FT). La plateforme avance ainsi ne faire aucun compromis, et qu’elle a déjà refusé des affaires litigieuses au fil des ans :

Nexo va même plus loin, en pointant la corruption bulgare et l’agressivité des régulateurs mondiaux après la révélation au grand jour des activités criminelles de FTX :

« Malheureusement, avec la récente répression réglementaire dans la crypto, certains régulateurs ont récemment adopté l’approche “frapper d’abord, questionner ensuite”. Dans les pays corrompus, cela frôle le racket, mais cela aussi passera. Nous coopérons toujours avec les autorités compétentes et les régulateurs, et nous espérons que nous aurons des nouvelles passionnantes dans les semaines à venir. »

Quelle que soit la finalité de cette histoire quant aux potentielles fautes commises ou non par Nexo, la réalité montre que les régulateurs sont effectivement à cran. Cela se ressent également en France, avec un vote décisif qui aura lieu le 24 janvier à l’Assemblée nationale, et qui menace la compétitivité des acteurs locaux.


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